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Accueil / Fiches épaves

ANGLO PATAGONIAN

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Le 11 juillet 1917, à une quinzaine de milles des BargesLes Barges
Haut-fond rocheux situé à 2 milles à l'ouest des Sables d'Olonne
, alors que la lune éclairait dangereusement le cargo, une explosion ébranla tout le navire. Il était 1 heure 55 et la torpille allemande venait sournoisement de toucher sa cible par tribord arrière.
Sous la violence du choc, les cheminées se brisèrent comme le mât arrière et une partie du pont vola en éclats.
Les tôles déchiquetées sous la ligne de flottaison laissèrent l' eau s' engouffrer.
Rapidement on prépara le canon, mais le commandant de l'UC 72 était un homme expérimenté. Il n'en était pas à sa première victime, aussi il laissa le temps agir pour lui.
Rapidement les cales se remplirent, obligeant le capitaine à ordonner la mise à l' eau des embarcations. Ce dernier attendit l'ultime moment pour quitter le cargo.

Les 41 hommes virent sombrer le navire en silence en abandonnant 4 de leurs camarades morts dans l'explosion.
Prudemment l'U Boot du commandant E. VOIGT fit surface et chercha à s'informer : nom du navire, chargement, itinéraire ect... et comme il "chassait" à l'affût, il ironisa en disant : "Nous vous attendions !"
L'officier allemand chercha ensuite le capitaine qui avait eu la présence d'esprit de retirer son uniforme. Au bout d'une heure, son navire devenant une cible trop voyante, il abandonna ses investigations et laissa les 41 marins dans les 3 baleinières.
Vers 7 heures du matin, ils eurent le bonheur d'être secourus par le ANDRE CAMILLE (barque de pêche des Sables d' Olonne). Ils purent rejoindre le port vendéen.

LA SORIMA

En juillet 1933, le journal des Sables d'Olonne n°28 nous apprend que par 45 mètres de fond, l'ANGLO PATAGONIAN repose coupé en deux sur sa quille, et qu'une société italienne y travaille.

tourelle

En effet, la SORIMA (Societa Ricuperi Marittimi) qui a passé des accords avec l'état français, cherche à récupérer les lingots de cuivre. L'exploitation est aux risques et périls de l'entrepreneur et, en cas de succès, après avoir vendu les matériaux, 10% de la valeur sauvée nette devait aller au ministère des finances français.

L'ARPIONE (le Grappin) et le ROSTRO (le Bec), deux bateaux de la compagnie furent chargés de la tâche.
Trois ans plus tôt, en 1930, le ROSTRO avait travaillé à proximité d'un autre bateau de la Sorima : l'ARTIGLIO (la Griffe). Ce dernier sombra en faisant exploser l'épave du FLORENCE. Ces deux épaves bien connues sont situées dans le chenal de Saint Nazaire entre l'île de Houat et la terre. Une mauvaise information et le bouche à oreille, firent qu'on appelle encore l'ANGLO PATAGONIAN : l'ARTIGLIO ! En outre, la tourelle d'observation de ce dernier fut retrouvée aux Sables d' Olonne.

La technique de récupération était simple, longue et périlleuse : on immergeait une tourelle habitée pour guider la manoeuvre par téléphone (mise en place des explosifs, dégagement des tôles, puis récupération).
L'opération était longue car la météo pouvait rendre l'entreprise difficile. Le bateau devait ensuite s'éloigner pour chaque explosion puis reprendre sa place sur les orinsCordage frappé sur une ancre
dont l'extrémité est reliée à un flotteur servant à dégager le mouillage.
dont on changeait le réglage en fonction de la marée.
Le danger venait des risques d'accrochage, des courants, de la lenteur des moyens techniques (machines et treuils à vapeur) et des risques d'écroulement, d'affaissement, de renversement, d'explosion.

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