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Accueil / Fiches épaves

John G. Mc. Cullough

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LE NAUFRAGE

Début mai, le JOHN G.MAC CULLOUGH quitte Londres pour Rochefort. En partant, il passe par la Belgique sur lest (bâtiment qui navigue sans fret) où il charge des marchandises. Il prend ensuite la mer pour se rendre à Rochefort.
Le 18 mai 1918, il se trouve à proximité de l’Île d’Yeu. Les forces sous-marines allemandes, sans être pour autant réduites à néant, s’essoufflent sous la pression alliée.
Au même endroit, patrouille l’UB 74 du commandant E.STEINDORF. A la fois gibier et chasseur, l’officier allemand repère dans le périscope, le panache de fumée qui se dessine à l’horizon. Dissimulé sous quelques mètres d’eau, il fond sur le cargo sans défense.
A bord, les sous-mariniers sont rigoureux et efficaces. Rapidement, ils chargent les tubes lance-torpilles. Le navire devient alors une cible immanquable. Dans le submersible, chacun tend l’oreille pour entendre l’explosion. Après quelque secondes interminables, la déflagration fait vibrer l’U Boot.
A huit milles au sud de l’Île d’Yeu, au point 46°33 N et 2°16 W, le JOHN G. MAC CULLOUGH sombre avec sa cargaison.croquis

PLONGER SUR LE JOHN G. MAC CULLOUGH

De part son éloignement, vingt milles de Sables d’Olonne, le MAC CULLOUGH est une épave peu visitée par le Scaphandre Club Yonnais. Cependant, ceux qui la connaissent ont gardé le souvenir d’un spectacle étonnant. En effet, le navire est plutôt bien conservé après 80 années passées sous la mer. Sa forme presque intacte, contraste avec les autres épaves vendéennes de cette période. Elle permet, en outre, de s’orienter sans difficulté.
Le flanc bâbord, vertical sur toute la longueur, se détache du fond d’environ quatre mètres. En se dirigeant vers l’avant, au ras de la coque sur le sable, on rencontre un premier amas de roues métalliques qui atteint deux mètres de hauteur. Puis à l’écart, on peut voir un treuil sur le sable. En progressant dans la même direction, on observe une grande tôle posée à plat. Celle-ci ressemble curieusement au pont du navire.
En longeant la coque, on gagne la proue dont l’étrave est sérieusement éventrée. Par l’ouverture béante, une partie du chargement s’est échappée. On reconnaît à leurs formes rectangulaires, de nombreux sacs de ciment. La nature de ce matériau, le poids et le conditionnement, ont certainement contribué à la conservation de l’épave.
La visite se poursuit par le flanc tribord sur lequel sont accrochés des bouts verticaux à ne pas confondre avec la gueuse. En jetant un coup d’œil vers les cales, on compte de nombreuses poutrelles métalliques de bonne section, reliant les deux côtés de la coque. A cet endroit, si on s’attarde un peu, on note que la cargaison est constituée essentiellement de sacs de ciment et de très nombreuses roues métalliques. Certaines, à huit rayons, laissent croire qu’il s’agit de la barre du navire. D’autres sont équipées de pneus. On notera que, dans ce dédale hétéroclite, une faune abondante a élu domicile.

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