La construction (nombreuses poutres métalliques) et le chargement stable (ciment et roues soudées par les concrétions) ont, une fois encore, évité le délabrement de l’épave. Posé à plat sur sa quille, le MAC CULLOUGH n’a pas souffert de la houle de l’hiver comme s’il avait transporté du charbon rapidement disséminé par le courant.
En longeant le flanc tribord sur lequel s’appuie une grande tôle plantée dans le sable, on arrive à l’arrière. Le spectacle est fait d’amas de ferrailles dont la hauteur ne dépasse guère un mètre. Dans cette partie du navire totalement écroulée, on aperçoit en premier la chaudière de tribord puis celle de bâbord qui est presque perpendiculaire au navire. Juste derrière celle-ci, on identifie aisément la machine à triple expansion montée sur bielles et son support. A proximité, on reconnaît les restes de la rambarde arrière au milieu de laquelle se dresse la mèche de safran. Sur celle-ci, haute de quelques mètres, se sont accrochés des filets.
Lorsque l’on remonte sur la gueuse, on remarque la présence d’un gros câble traversant l’épave. Il s’agit d’une liaison téléphonique mentionnée sur la carte SHOM.
Les amateurs de biologie trouvent également beaucoup d’intérêt à cette épave car la visibilité est souvent étonnante : 25 à 30 mètres, voir plus. La faune est classique de l’Atlantique.
Si on peut faire le tour du navire en une plongée (82 m de long), il ne faut pas oublier qu’elle se situe à une profondeur variant entre 46 et 51 mètres. Donc, si on reste scotché sur le sable, la plongée va être écourtée.
Ce site est réservé aux plongeurs confirmés, de niveau trois minimum. En outre, par souci de sécurité, il est prudent de se munir d’un parachute de palier car le courant parfois violent, peut imposer son utilisation.
