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Accueil / Fiches épaves

NIOBE

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La S.N.C connaît alors un grand essor brutalement interrompu par la seconde guerre mondiale. A la fin du conflit, elle renaît une fois de plus de ses cendres et au fil des années retrouve son importance (pour compléter vos connaissances sur la S.N.C, lire : Navale Caennaise, un siècle et demi d’histoire).

L’IDENTIFICATION

Les récentes découvertes faites par V. Ferrand et J.P. Rideau ont largement contribué à l’identification de cette épave. En effet, depuis quelques années, les lettres suivantes ont été trouvées sur le sable à bâbord et tribord de l’étrave : deux N, deux B et un E.
En plus, la forme, la longueur, la machine et les chaudières correspondent à un cargo de ce tonnage.
D’autre part, les informations allemande (A.Spindler) attestent que le NIOBE a bel et bien été coulé à 8 milles dans l’ouest des Baleines. Dans les environs, à cette période, d’autres navires ont également sombré mais, à cette date, nous n’en connaissons aucun dont les noms correspondent aux lettres retrouvées.
C’est pourquoi, même si ces dernières ne sont pas une preuve irréfutable, on peut affirmer avec beaucoup de certitude, qu’il s’agit du NIOBE.

POURQUOI L’ARMORIQUE

Nous sommes le 6 décembre 1910 et l’ARMORIQUE, ancien vaisseau école des mousses, est remorqué par le VILLE DE ROCHEFORT. Les deux bateaux sont alors à environ 12 milles dans le sud ouest des Sables d’Olonne quand la vielle frégate en difficulté menace de couler… Le vapeur impuissant et craignant le pire, se voit contraint de couper les remorques pour écarter tout danger et laisse le vaisseau sombrer.
En février 1911, répondant aux demandes des marins qui perdent des filets, le ministre des travaux publics refuse que l’épave soit balisée estimant que l’ARMORIQUE ne constitue pas un danger pour la navigation.
En définitive, le point parfaitement connu en 1911 ne correspond en rien à l’épave couramment appelée aujourd’hui ARMORIQUE : 12 milles les séparent. Depuis cette date l’information trop rapidement colportée et déformée fait son chemin et laisse les marins dans l’erreur et l’ignorance. On ignore également si le vapeur VILLE DE ROCHEFORT, présent ce jour-là , est le même que celui qui a fait naufrage près de Noirmoutier après avoir été abordé par le navire anglais PEVERIL ;
La fin de la frégate ARMORIQUE a pu être retracée grâce aux recherches assidues de Mr Roland Mornet.

LE NAUFRAGE

Le 8 février 1917 l’UC 21, commandé par l’Oberleutnant Salkwedel (enseigne de vaisseau de première clase), quitte Zeebügge pour sa mission meurtrière. Deux jours plus tard il torpille le bateau anglais BEECHTREE. Le lendemain c’est le tour du norvégien DERNES. Le 12 février et les jours suivants ce sont : le NORDCAP, le PROGRESO, le MARADRIATICO, le LONGSCAR, le MARION-DAWSON.
Il fait nuit sombre le 16 février lorsque le convoi passe au large de la Rochelle. Ce dernier est composé de trois bâtiments dont le premier est le NIOBE. Naviguant tous feux éteints, ils sont sous l’escorte des patrouilleurs LAVARDIN et MOUETTE.
Malgré ces précautions, la scène n’échappe pas à l’équipage allemand dont l’efficacité est redoutable. Avec discrétion et précision, l’UC 21 vient se placer perpendiculairement à la trajectoire du convoi. Au moment opportun la torpille est tirée ! Quelques secondes plus tard, la tension des sous-mariniers retombe lorsque la détonation fait vibrer le submersible.

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